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26/10/2006

Réussir la scolarisation des enfants handicapés


-  Passer de la mise en oeuvre assumée à une réalité durable
- De la professionnalisation à l’émergence de nouveaux métiers
- Coordonner, mutualiser, optimiser les moyens humains

De l’inscription à la réussite scolaire

“Largement commenté, souvent mal interprété, l’article 19 de la loi du 11 février 2005 constitue l’élément-clé à partir duquel doivent se décliner les conditions dans lesquelles notre pays doit désormais prendre en compte l’ exigence de scolarisation des enfants porteurs de handicap et la non-moins impérieuse nécessité qu’elle respecte l’enfant dans sa différence au travers de l’indispensable définition préalable du projet de vie et du projet personnalisé de scolarisation qui en découle.
Il faut en effet rappeler clairement que le nouveau principe, s’il permet d’obliger à l’émergence des solutions, n’a pas pour effet « magique » de supprimer le handicap : rien ne serait plus irresponsable que de le prétendre.
L’observation des conditions dans lesquelles la question a été globalement abordée durant l’année scolaire 2005-2006, moment charnière très utile pour les premiers pas de la loi tout autant que pour les nombreuses questions ainsi générées, conduit à un ensemble de constats objectifs qui peuvent servir de trame à la poursuite de nos analyses : − les moyens budgétaires consacrés à la consolidation du dispositif ont augmenté dans des conditions appréciables. L’accentuation de cet effort se traduit par : l’augmentation de 13% du nombre d’enfants désormais accueillis en milieu scolaire « ordinaire », portant en 4 ans l’évolution de 67 à 105 000 pour le 1er degré et de 22 à 46 500 pour le 2nd degré. −* l’accroissement substantiel du nombre d’AVS consacrés à l’accompagnement individuel ou collectif dont le nombre dépassait les 6000 fin février dernier, prenant en charge plus de 13 500 enfants. −* la montée en puissance du dispositif des EVS (emplois de vie scolaire) affectés principalement à l’accueil des enfants en classes maternelles. − Les « Maisons départementales des personnes handicapées » se sont mises en place de façon très inégale : dans certains départements, les nouvelles CDA ( Commissions des droits et de l’autonomie) semblent se contenter ( dans un premier temps ?) de remplacer les anciennes CDES et COTOREP en maintenant les fonctionnements antérieurs ; dansd’autres, plus anticipateurs, le fonctionnement de la CDES s’est adapté en amont de leur transformation, au point que les nouvelles CDA respectent fidèlement l’esprit et la lettre des nouvelles dispositions. − Chacun a bien compris que la véritable année-test serait 2006-2007. C’est pourquoi, désormais, les attentes et les besoins se multiplient et se diversifient, entraînant leur lot inévitable d’interrogations et de frustrations : il faut sans tarder y répondre.”

Mission parlementaire de Guy GEOFFROY Député de Seine et Marne du 27 avril - 26 octobre 2006
Document téléchargeable infra.



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