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1er/09/2003

VAE

Dossier publié par l’UNAF à propos de la Valorisation des Acquits de l’Expérience (VAE)


L’importance de la formation tout au long de la vie et la nécessité de militer pour faire émerger le désir de se former au delà des études scolaires font l’objet depuis des décennies, de débats, d’écrits, et de réalisations ici et là. Nombreux sont les rapports commandités pour traiter ce thème récurrent sans qu’un cadre général ne le décline explicitement et concrètement dans les faits.

Le Président de l’UNAF dans son rapport d’Avis (adopté par le Conseil Economique et Social en mars 2001) faisait remarquer : "L’instauration d’une démarche de "continuité" de la formation individuelle implique que soit reconnu le droit à l’éducation tout au long de la vie. La fin de la formation initiale ne signifie pas la fin de la formation".
Le concept d’« Education-Formation tout au long de la vie » devient une des préoccupations permanentes de tous les acteurs institutionnels et politiques.
En France, cette idée est transverse à tous les courants de pensées. Les responsables politiques en charge des affaires, toutes tendances confondues, ont à chaque fois souhaité, à un moment ou à un autre de leur ministère, faire avancer ce concept. Des modalités pratiques existent facilitant l’accès à la formation hors du champ de la scolarité obligatoire sans pour autant être clairement connus et accessibles au grand public. Nombreuses sont les possibilités, notamment en matière de formations professionnelles, qui se réfèrent à « L’Education-Formation tout au long de la vie ». Elles s’inscrivent, le plus souvent, dans le vaste domaine de la modernisation des entreprises et des structures socio-économiques. Les Responsables Européens ne sont pas en reste. L’acceptation du concept est généralement admise dans la CCE et des actions formatives se conçoivent en se référent aisément à la notion d’« Education-Formation tout au long de la vie ». Est-il besoin de développer dans le détail les raisons de cette nécessité contemporaine. Celles-ci sont recensées à maintes reprises dans les introductions des ouvrages ou de rapports traitant du sujet. Toutefois, rappelons brièvementquelques raisons fortes : _ _ A) Raisons courantes évoquées parmi les textes étudiés, _L’émergence de nouveaux savoirs et l’évolution rapide des technologies élargissent les champs de l’activités de l’homme obligeant celui-ci à de permanentes mises à jour de ses connaissances et de ses comportements. D’après les résultats d’une enquête "Eurobaromètre", seuls 58% des personnes interrogées ont déclaré savoir se servir d’un ordinateur.
Ce qui entraînent la déclinaison de raisons spécifiques :
Les emplois de demain, et déjà dans une large mesure ceux d’aujourd’hui seront et sont de plus en plus modulés par les transformations structurelles du système productif et par les nouveaux modèles d’organisations de leur l’accompagnement (recherche d’une souplesse administrative et adaptation à l’évolution des techniques de communications).
Bon nombre de salariés ne pourront plus espérer faire « carrière » dans une même entreprise, ni même parfois dans le même « métier » tant l’innovation et l’émergence des nouvelles technologies qui l’accompagnent, vont rendre nécessaire des adaptations permanentes et des mobilités non pas exclusivement spatiales mais intellectuelles et cognitives. (modifications des savoir, savoir-faire et savoir-être).
_ B) Raisons plus générales mais rarement évoquées dans les documents consultés :
L’importance de la formation tout au long de la vie et la nécessité de militer pour faire émerger le désir de se former au delà des études scolaires font l’objet depuis des décennies, de débats, d’écrits, et de réalisations ici et là. Nombreux sont les rapports commandités pour traiter ce thème récurrent sans qu’un cadre général ne le décline explicitement et concrètement dans les faits.

Le Président de l’UNAF dans son rapport d’Avis (adopté par le Conseil Economique et Social en mars 2001) faisait remarquer : "L’instauration d’une démarche de "continuité" de la formation individuelle implique que soit reconnu le droit à l’éducation tout au long de la vie. La fin de la formation initiale ne signifie pas la fin de la formation".
Le concept d’« Education-Formation tout au long de la vie » devient une des préoccupations permanentes de tous les acteurs institutionnels et politiques.
En France, cette idée est transverse à tous les courants de pensées. Les responsables politiques en charge des affaires, toutes tendances confondues, ont à chaque fois souhaité, à un moment ou à un autre de leur ministère, faire avancer ce concept. Des modalités pratiques existent facilitant l’accès à la formation hors du champ de la scolarité obligatoire sans pour autant être clairement connus et accessibles au grand public. Nombreuses sont les possibilités, notamment en matière de formations professionnelles, qui se réfèrent à « 
L’Education-Formation tout au long de la vie ». Elles s’inscrivent, le plus souvent, dans le vaste domaine de la modernisation des entreprises et des structures socio-économiques.
Les Responsables Européens ne sont pas en reste. L’acceptation du concept est généralement admise dans la CCE et des actions formatives se conçoivent en se référent aisément à la notion d’« Education-Formation tout au long de la vie ». Est-il besoin de développer dans le détail les raisons de cette nécessité contemporaine. Celles-ci sont recensées à maintes reprises dans les introductions des ouvrages ou de rapports traitant du sujet. Toutefois, rappelons brièvement quelques raisons fortes :
A) Raisons courantes évoquées parmi les textes étudiés,
L’émergence de nouveaux savoirs et l’évolution rapide des technologies élargissent les champs de l’activités de l’homme obligeant celui-ci à de permanentes mises à jour de ses connaissances et de ses comportements. D’après les résultats d’une enquête "Eurobaromètre", seuls 58% des personnes interrogées ont déclaré savoir se servir d’un ordinateur.
Ce qui entraînent la déclinaison de raisons spécifiques : Les emplois de demain, et déjà dans une large mesure ceux d’aujourd’hui seront et sont de plus en plus modulés par les transformations structurelles du système productif et par les nouveaux modèles d’organisations de leur l’accompagnement (recherche d’une souplesse administrative et adaptation à l’évolution des techniques de communications).
Bon nombre de salariés ne pourront plus espérer faire « carrière » dans une même entreprise, ni même parfois dans le même « métier » tant l’innovation et l’émergence des nouvelles technologies qui l’accompagnent, vont rendre nécessaire des adaptations permanentes et des mobilités non pas exclusivement spatiales mais intellectuelles et cognitives. (modifications des savoir, savoir-faire et savoir-être).
B) Raisons plus générales mais rarement évoquées dans les documents consultés :
La remise en cause, voire l’effondrement, de certaines idéologies, l’émergence de communautarismes nouveaux, les difficultés de saisir les tenants et les aboutissants d’une mondialisation factuelle sont autant de réalités qui déstabilisent.
Le repli sur soi, l’intolérance, le fanatisme même, et, la difficulté de positionner une tolérance positive trouvent en partie leurs fondements dans le déficit de potentiel éducatif, cognitif et culturel.
Ces raisons constituent une motivation supplémentaire à intégrer dans le domaine de « L’Education-Formation tout au long de la vie ». d’autres champs que ceux liés à la simple activité socio-économique humaine. L’enjeu se situe également sur l’accroissement du développement culturel au delà du champ professionnel.
L’implication de la Représentation des familles sur le concept « Education-Formation tout au long de la vie ». découle de source et se trouve frappée au coin du bon sens, puisque participant à l’insertion de la personne dans l’ensemble des dimensions de la vie en société, que ce soit dans les domaines laïque, social, économique et culturel
2 - Analyse et synthèse des différents textes et rapports
21 - en France.
La première impression est le constat d’écarts importants déclinés sous le vocable « Education- Formation tout au long de la vie » entre les discours : d’une part la description d’une ambition vaste dans ses champs d’application et permanente dans le temps, d’autre part le pragmatisme des propositions de réalisations.
Les réalisations entreprises couvrent principalement les champs de la formation initiale, de l’autonomie des jeunes et de la formation professionnelle. Les mesures concrètes ou prospectives demeurent directement liées aux nécessités exprimées dans ces domaines importants certes, mais très ciblés sur leurs objectifs : la dotation d’une culture générale de base définie (universelle) et les formations spécifiques pour répondre aux besoins des activités économiques et sociales.
Dans les intentions initiales du rapport DELORS, « L’éducation tout au long de la vie » est présentée comme une problématique liée à l’égalité des chances dans un monde en changement. Cette notion propose de recouvrir toutes les dimensions de la vie et non plus uniquement de l’âge scolaire à la retraite ni exclusivement centrée dans le domaine socio-économique.
Pour Edgar MORIN, sociologue, la question est de savoir comment former les esprits de ceux que l’on doit considérer comme citoyennes et citoyens, pour affronter la réalité dans laquelle ils vivent. "L’humanité vit une communauté de destin" constate-t-il, précisant "La nouvelle réalité technologique et économique ne fera sens et ne sera acceptée que dans la mesure où elle sert l’homme et la société". Dans ce cadre, il ne s’agit plus de penser la formation initiale comme un ensemble de disciplines qui existent d’elles-mêmes et pour elles-mêmes, de l’école primaire à l’université. Il s’agit de repérer ce qui, dans chaque discipline, peut concourir à valoriser une aptitude, une compétence que l’on utilisera tout au long de la vie pour et à travers l’acquisition de nouveaux savoirs, savoir-faire et savoir-être.
Le rapport GAURON se situe dans une approche économique. Il y est constaté le basculement de la notion de qualification à celle de compétence. Pour permettre une « refondation » de la formation tout au long de la vie, il est évoqué une recherche visant à articuler formation initiale, insertion ou retour à l’emploi et, évolution professionnelle. La nouvelle donne doit répondre aux défis qui résultent de divers facteurs : développer les capacités cognitives des individus, leur aptitude à répondre à des événements imprévisibles et à apprendre de nouveaux savoirs, et cela quel que soit le niveau de formation initiale. Du point de vue de l’auteur, cette recherche d’une nouvelle cohérence ne peut plus être laissée à la seule initiative des individus, il est affirmé comme nécessaire de reconnaître une co-responsabilité de l’individu et de l’entreprise, exit les chèques-formations (...)

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