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5/01/2003

La garde des jeunes enfants : affaire de femmes, ou affaire d’Etat ?

En France, plus de 750 000 enfants naissent chaque année. Si l’école maternelle les accueille à partir de 3 ans, le problème de la garde des enfants plus jeunes reste entier1. Après la guerre, la prédominance du modèle « familialiste », symbolisé par l’homme au travail et la femme au foyer, évinçait de facto tout dilemme sur ce point. L’aide publique consistait à favoriser les familles mono-actives (allocation salaire unique...). À partir des années 1960, l’irrésistible progression de l’activité féminine à plein temps (qui est une spécificité française) a mis à mal ce modèle traditionnel, soulevant ainsi la question : qui doit garder le jeune enfant ?

Qui doit garder l’enfant ?

Les discours politiques se sont orientés vers l’aide à la conciliation entre vie familiale et professionnelle. Cet « arbitrage » est encore aujourd’hui considéré comme une problématique exclusivement réservée aux femmes. Le domaine du travail est encore souvent considéré comme relevant des compétences des hommes, tandis que la sphère familiale concerne principalement les femmes, comme si coexistaient des hommes sans famille et des femmes inactives (Le sexe du travail, 1984). Les pouvoirs publics ont mis en place des mesures visant à faciliter le travail des femmes et ont développé les possibilités d’accueil des jeunes enfants. Dans un premier temps, l’accent a porté sur l’offre d’équipements et services : crèches collectives, familiales, parentales, haltes-garderies (….)

Source : par Hélène PÉRIVIER,
Département des études
Observatoire français des conjonctures économiques
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Lettre de l’OFCE n° 228,observation et études économiques, janvier 2003


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