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1er/03/2006

Les nouveaux échelons de la gouvernance de la reproduction sociale

La garde des enfants à Toronto (Canada) et à Stockholm (Suède)

_ Au cours des vingt-cinq dernières années, les partisans de la réforme des régimes de protection sociale ont exercé une pression croissante, qui ne peut être réduite à une limitation des programmes sociaux en réponse à la mondialisation néolibérale. Les États sont sommés d’assumer de nouvelles responsabilités dans le domaine de la reproduction sociale, en particulier de développer les modes de garde non parentaux pour les jeunes enfants, non seulement pour les mères isolées mais aussi pour la majorité des familles. Les États ne répondent pas tous de la même façon à ce nouvel enjeu. Les nouvelles politiques de la reproduction sociale reflètent souvent les caractéristiques des régimes de protection sociale dans lesquels ils s’inscrivent. Dans cet article, Rianne Mahon analyse l’interaction entre les régimes nationaux de protection sociale et les échelons infra-nationaux, et plus particulièrement les deux principaux centres urbains du Canada (Toronto) et de la Suède (Stockholm). Cette comparaison montre que l’évolution des rapports hommes-femmes avait déjà commencé à bouleverser la reproduction sociale durant l’après-guerre, bien avant que le phénomène ne s’étende au reste de leurs pays respectifs. Toronto et Stockholm ont mis en oeuvre des programmes expérimentaux d’accueil d’enfants d’âge préscolaire qui constituaient un défi au modèle de citoyenneté. À Stockholm, cette innovation a contribué à une évolution notable des politiques à l’échelle nationale, alors que l’expérience de Toronto, ayant échoué à modifier le modèle national, a vu sa propre viabilité mise en question (…).



Source : publication CNAF - Revue recherches et prévisions n° 83- Genre et État-providence. Les réformes des politiques familiales en Europe et en Amérique du Nord

Texte intégral téléchargeable infra.

(PDF - 168.7 ko)