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1er/03/2006

Le Sud revisité : équité de genres et fécondité en Italie et en Espagne

Selon la thèse de Peter McDonald, une relation négative existe entre l’emploi des femmes et la fécondité. Dans cet article, l’analyse de données macro- et micro-économiques montre que ce n’est pas le conflit en soi mais le renforcement de l’« iniquité » entre les sexes dans les différentes législations qui peut laisser présager un déclin des taux de fécondité. Les différentes législations concernent les droits de l’individu en tant que tel (par exemple le droit du travail) et le droit qui s’adresse à l’individu en tant que membre d’une famille (les allocations familiales, les congés parentaux). On fait ici l’hypothèse d’une relation croissante selon laquelle une plus grande équité dans l’emploi a pour effet d’encourager une plus grande équité au sein des politiques en faveur de la famille et, in fine, au sein de la famille ellemême. Les données du Panel de démographie familiale de l’Union européenne sont utilisées pour illustrer l’évolution des effets de l’équité des genres sur la probabilité de secondes naissances en Italie et en Espagne. Ces deux États sont caractérisés par la domination d’un modèle de « l’homme gagne-pain » où le père est le seul pourvoyeur financier de la famille. Cependant, l’Italie a fait plus de progrès vers l’équité dans l’emploi des femmes que l’Espagne (…).



Source : publication CNAF - Revue recherches et prévisions n° 83- Genre et État-providence. Les réformes des politiques familiales en Europe et en Amérique du Nord

Texte intégral téléchargeable infra.
(PDF - 156.1 ko)